Uyuni, un petit village Bolivien qui cache l’un des plus beaux trésors de la planète !

Du 30 mars au 1er avril 2019

Pour ceux qui ont suivi nos aventures, nous avons traversé la frontière depuis le Chili, en bus. Le trajet de San Pedro de Atacama jusqu’à Uyuni a duré 11h, contre 9h annoncées. La route côté chilien est en parfait état, en revanche, du côté bolivien, c’est un peu plus rustique !

DÉCOUVERTE DU VILLAGE D’UYUNI

Le village d’Uyuni est situé à 3670m d’altitude. Au moindre effort, on a le souffle court. Monter les escaliers demande un vrai temps de récupération ! Le matin au réveil, j’ai l’impression d’avoir la tête dans un étau, vive l’altitude !

UN AUTRE TEMPS

Nous avons l’impression d’être dans un autre monde, à une autre époque !

Les dames portent des jupes qui arrivent juste sous le genou, parfaitement plissées, avec un tablier. Elles portent les enfants ou les marchandises sur leur dos dans des étoles colorées, juste magnifiques. Toutes portent un chapeau, soit en paille soit en peau de bête, soit en feutre, comme un chapeau melon. Elles sont vraiment mignonnes ! Presque toutes les femmes que nous croisons sont très petites, et toutes rondes ! Les hommes aussi portent des chapeaux et tout le monde est couvert de la tête aux pieds. Je craque sur les bébés et les enfants, avec leurs petites joues toutes roses et rebondies ! Ils sont trop mignons ! On dirait des petits esquimaux, emmitouflés dans leurs  polaires.

J’ÉTALE MA CULTURE !

Les enfants boliviens ont les joues particulièrement rouges à cause de l’altitude. Plus on est haut, plus le corps compense le manque d’oxygène en créant des globules rouges. Ceux qui naissent en altitude ont donc naturellement plus de globules rouges que les autres. Une bolivienne nous a même dit que beaucoup ne peuvent pas donner leur sang car ils ont un taux de globules rouges trop élevé !

LE PETIT MARCHÉ D’UYUNI

Le marché est sympa, mais sans plus ! Il y a des vendeurs de shampoing, de vêtements, de téléphones portables, etc… Une vieille dame est assise par terre, elle vend des fruits secs qui ressemblent à des noisettes. Elle nous propose de gouter, c’est délicieux ! Il s’agit de fèves séchées, appelées « Habas ». Nous en achetons un sachet, que nous partageons volontiers avec les enfants et d’autres vendeurs. Tout le monde a l’air de beaucoup aimer ça !

Tous ceux avec qui nous échangeons sont souriants et accueillants, ça change vraiment des chiliens qui sont relativement froids et désagréables !

LES SPÉCIALITÉS CULINAIRES

Qui dit nouveau pays, dit nouvelles spécialités culinaires !

A midi, nous testons un plat local au marché : l’Ispis. Ce sont des éperlans frits, servis avec du gros maïs blanc, cuit d’une façons atypique, qui gonfle les grains et les fait exploser. Comme du popcorn, sauf que le maïs est encore moelleux et hydraté, et quelques pommes de terre. C’est bon, et vraiment pas cher ! Nous savourons une énorme assiette pour 15 bolivianos, soit à peine 2€ !

Le soir, nous dînons au restaurant Lliphi et c’est vraiment très bon ! Leur ingrédient principal est le quinoa, et ils proposent une déclinaison de plats autour de ce dernier. Je prends des poivrons farcis au quinoa, petits légumes et fromage de chèvre. C’est trop bon ! Rémi prend du quinoa avec fromage de chèvre et viande de Lama. La viande est très forte en goût, mais le plat est bon également.

DÉSERT DE SEL, LE SALAR D’UYUNI … 

Il n’y a pas de mots pour décrire le Salar d’Uyuni… Cette immense étendue de sel de plus de 10000km², qui donne l’impression d’être seul au monde. Du blanc à perte de vue, semblable à de la neige, sous un soleil de plomb. L’un des plus beaux endroits qu’il m’ait été donné de voir.

Le tour que nous avons réservé pour découvrir le Salar d’Uyuni ne commence qu’à 10h30. Notre chauffeur vient nous chercher à l’agence avec un peu de retard, à 10h45. Il s’appelle Gonzalo et a l’air vraiment sympa ! Nous passons chercher les quatre autres passagers de la jeep, et nous mettons en route.

LE CIMETIÈRE DES TRAINS

Nous faisons un premier arrêt au cimetière des trains. Ce n’est pas du tout ce à quoi nous nous attendions. Il y a des locomotives à vapeur rouillées, et des tas de touristes partout. Nous ne sommes pas du tout dans le désert comme nous le croyions ! Les trains sont là depuis 70 ans, c’était l’ancienne gare d’Uyuni. Ils en ont construit une nouvelle dans le centre ville. Les trains reliaient la Bolivie et le Chili et allaient de mine en mine.

LE VILLAGE DE COLCHANI

Nous poursuivons ensuite dans le village de Colchani. C’est vraiment un attrape touriste. Il n’y a rien du tout à part des vendeurs de produits pour touristes (bonnets, gants, pulls, petits lamas, etc…). Gonzalo nous explique quand même le processus de purification du sel à l’iode et comment ils le font sécher.

LE SALAR D’UYUNI

Enfin, nous partons en direction du désert de sel. Rapidement, nous nous retrouvons entourés de blanc. C’est époustouflant. Je n’ai jamais vu rien de tel. C’est magnifique. On dirait de la neige fondue ! Il a beaucoup plu ces derniers jours, et le désert est partiellement inondé. Nous roulons donc un peu dans l’eau mais retrouvons rapidement la terre ferme.

Après une pause déjeuner dans une maison entièrement construite en sel, nous partons nous isoler, loin des autres jeeps. Nous avons le sentiment d’être seuls dans cette immense étendue de sel. Nous apercevons un volcan au loin, et du sel partout ! C’est impossible de regarder le paysage sans lunettes de soleil tant la réverbération du soleil est forte !

Nous passons tout l’après-midi à prendre des photos rigolotes, en jouant sur la perspective. Gonzalo est un excellent photographe, il se donne à fond, s’allonge par terre pour avoir un meilleur angle de vue, il est vraiment adorable ! En fin d’après-midi, nous roulons jusqu’à un endroit magnifique. Il y a une couche d’eau d’environ 4 ou 5 cm, qui donne un effet de miroir au désert. C’est vraiment insolite ! Nous profitons du coucher de soleil dans le désert d’Uyuni !

Infos pratiques:

  • Tour organisé 1 jour Salar d’Uyuni : 200 bolivianos par personne (environ 26€)

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