Potosi, une ville intrigante à l’histoire bien triste…

2 avril 2019

Tout n’est pas toujours rose en voyage…

La nuit a été longue ! Rémi a été malade, avec un très gros pic de fièvre vers 2h du matin. Je pense qu’il a attrapé une insolation dans le désert d’Uyuni que nous avons visité hier, et qu’il n’a pas assez bu d’eau. Je lui ai donné un ibuprofène et la fièvre semble être retombée doucement. Il avait très froid puis très chaud… Je me suis rendormie et ai fait des cauchemars horribles. Rémi m’a réveillée vers 6h, j’étais en panique et je transpirais de tout mon corps !

J’ai réussi à me rendormir 20 petites minutes, puis le réveil a sonné. Nous avons petit-déjeuné et sommes partis prendre le bus.

Potosi, une ville intrigante à l’histoire bien triste

Trajet de Uyuni au centre ville de Potosi

A l’arrêt de bus d’Uyuni, nous avons rencontré deux espagnols d’environ 50 ans, en voyage pour 4 mois. Vraiment sympas ! Cela fait 25 ans qu’ils voyagent et ils ont parcouru une bonne partie du globe !

Le trajet jusqu’à Potosi se passe bien, il y a environ 4h de bus entre Uyuni et Potosi, et nous arrivons à 13h dans la ville.

Nous laissons nos gros sacs à la consigne de la gare, puis demandons à un taxi le prix pour aller en ville. Il nous demande 20 bolivianos, soit 2,5€. Cela nous semble vraiment élevé, nous refusons et sautons dans un bus local surchargé. Nous arrivons à destination et payons 3 bolivianos à deux, soit moins de 0,5€ !

Visite rapide de Potosi

Le Routard conseil un restaurant type cantine, dont j’ai oublié le nom. Nous y déjeunons, ça n’est vraiment pas terrible, puis nous promenons en ville. C’est un ancien empire colonial, qui à l’époque de la colonisation, était la ville la plus riche d’Amérique Latine, grâce aux nombreuses mines qui l’entourent. Elle a connu des hauts et des bas, et est aujourd’hui plutôt en bas, qu’en haut ! C’est une ville étonnante dans laquelle nous croisons autant de belles maisons à l’abandon, que de maisons d’ouvrier et beaucoup de sans-abris. L’ambiance y est particulière, et ne donne pas envie de s’attarder.

Nous visitons le musée du couvent de Santa Teresa, c’est très intéressant et la guide est vraiment calée sur son sujet ! Malheureusement, nous n’avons plus le temps de visiter le musée de la monnaie que nous voulions voir… Nous n’avions prévu qu’une après-midi à Potosi, mais nous nous rendons compte que c’est trop peu pour visiter cette ville. Tant pis… Nous avons déjà réservé un hôtel à Sucre.

Trajet en Rapidito, ou comment se tuer en voiture

Comme nous l’a conseillé une agence à Uyuni, nous prenons un « rapidito » pour aller à Sucre. C’est un taxi qui fait la liaison Potosi-Sucre en 2h30 contre 3h30 pour les bus. C’est également plus simple car ils partent du centre-ville plutôt que de la nouvelle gare de bus qui est en dehors de la ville.

Nous comprenons vite que c’est plus rapide que le bus parce que les chauffeurs sont des fous du volant. Nous sommes 5 dans la voiture, 6 avec le petit chien du passager de devant. Mon voisin est un bolivien obèse qui est littéralement assis sur ma cuisse. Le trajet va être long…

Le chauffeur roule à 125km/h dans des routes de montagne limitées à 30km/h… Je commence à avoir peur, mais ce n’est rien comparé à la suite. La nuit tombe rapidement, puis l’orage éclate. Nous roulons à tombeaux ouverts sous une pluie battante, sans ceinture de sécurité, sans phares arrières, avec un seul essuie-glace. Le compteur de vitesse ne marche plus, et l’antibuée non plus. Le chauffeur essuie le pare-brise en continue avec son chiffon, tout en doublant dans les virages. Il a quand même eu le bon goût d’installer des hauts parleurs sur la plage arrière, et nous avons droit à de la musique bolivienne à fond pendant tout le trajet. Il aurait mieux fait d’investir dans la réparation de son taudis de voiture.

Je suis terrifiée, j’ai vraiment l’impression que nous allons avoir un accident de voiture et mourir. Je m’accroche à Rémi, et je lui répète en boucle que nous allons mourir. Ca n’est clairement pas la meilleure idée, mais je n’y peux rien ! Le chien vomit tellement nous sommes brassés. Nous regrettons vraiment de ne pas avoir pris un bus normal !!! ENFIN, nous arrivons, après trois heures de route. Le chauffeur essaye de nous arnaquer, mais nous connaissons le prix et refusons, bien énervés, mais heureux d’être arrivés en vie.

PS: J’écris cet article un an jour pour jour après avoir vécu ce trajet infernal, et j’en ai mal au ventre rien qu’en évoquant ce souvenir !

Infos pratiques : 

  • Bus Uyuni – Potosi : 30 bolivianos par personne (3.99€)
  • Bus local Potosi : 1,5 bolivianos par personne (0.20€)
  • Rapidito Potosi – Sucre : 40 bolivianos par personne (5.32€)

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