Bienvenue en Amérique Latine

18 mars 2019

AUCKLAND A SANTIAGO, 35H DE TRAJET…

Retour en arrière… Nous sommes le 18 mars 2019, il est 14h30 et nous sommes à l’aéroport d’Auckland, en Nouvelle-Zélande. Nous attendons notre vol pour l’Amérique Latine, et plus précisément, pour le Chili, prévu à 20h15. Il nous reste donc 5h45 à tuer.

Tout se passe bien, nous décollons avec 30 minutes de retard, et arrivons à Buenos Aires, en Argentine, 11 heures plus tard ! Notre très longue escale commence alors, puisque nous avons 15h entre nos deux vols. Figurez-vous qu’au delà de 12 heures, il est obligatoire de quitter l’aéroport, et donc de passer les douanes. Nous avons un joli VISA Argentin, entrée le 18, sortie le 19 mars !

Nous touchons au but, il ne nous reste plus que 2h15 de vol jusqu’à Santiago del Chili. Le paysage est magnifique et nous découvrons pour la toute première fois la Cordillère des Andes. Nous atterrissons à destination le 19 mars à 9h15 heure locale, à ce moment là, nous en sommes à 5h45 + 30mn + 11h + 15h + 2h15 = 34h30 de trajet.

NOTRE STRATAGÈME DE DÉFENSE, PAS TRÈS EFFICACE….

J’appréhende un peu l’Amérique Latine, qui est un continent que ni moi, ni Rémi, ne connaissons, et qui a la mauvaise réputation d’être corrompu et un peu dangereux. J’ai l’impression que tous les voyageurs se font dépouiller au moins une fois. Après l’Asie et l’Océanie, où nous nous sommes sentis en sécurité à chaque instant, ça va nous faire bizarre. Qu’à cela ne tienne, nous dégainons les cadenas, et hop, sur le sac. Allez-y, les voleurs, rira bien qui rira le dernier !

Quelques minutes à peine après avoir mis en place notre stratagème de défense (le cadenas), un homme de confiance (le douanier), me demande de l’enlever pour vérifier que je n’ai pas de fruits (le chien renifleur m’a reniflée). Ok, ok, j’ai confiance, et je n’ai pas le choix. Il est très aimable, ce douanier, il fouille, discute, me montre des choses dans l’aéroport, et me rend mon sac. Vous devinerez jamais la suite… !

IL M’A VOLÉ MON TÉLÉPHONE, LE BOUGRE !!

Rassurez-vous, tel est pris qui croyait prendre. A peine trois pas après l’avoir quitté, je réalise la supercherie. D’une voix sûre et forte, je cours vers lui et lui annonce « Creo que tienes mi telefono » (à ce moment là, je ne maîtrise pas encore le vouvoiement, donc je tutoie tout le monde, même les officiels). Sans se démonter, il reprend mon sac (que j’avais au préalable fouillé, comme vous vous en doutez), pose la main dedans et Ô MIRACLE, sort mon téléphone. Il a ensuite l’audace de nous dire que tout de même, un agent du gouvernement ne va pas voler les touristes!

Nous quittons l’aéroport, tendus, fatigués et énervés. Le trajet en bus (1900 pesos, environ 2,45€) est assez rapide, et nous sommes dans le centre ville en 45 minutes.

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